Salut tout l’monde!
J’espère que vous avez passé un beau temps des fêtes! De mon côté, après 2 semaines de voyage autour de la Tasmanie, avec 2 amis de Véro, j’ai vu le nouvel an se lever avec un ciel coloré (feux d’artifice), de la proue d’un Sydney 38 : un superbe voilier de course de 38 pieds.
Eh oui! J ai passé toute la journée du 31 déc. à téter tous les équipages pour un lift de Hobart à Melbourne ou à Sydney. Après 6 heures à me faire aller la trappe, on avait tous les 3 un lift sur le «NEXT», un des voiliers ayant disputé la fameuse Rolex Sydney-Hobart, la 2 ième course (de bateau à voiles) la plus prestigieuse du monde!
C’est que les conditions météo dans le coin sont souvent assez extrêmes. On s’est d’ailleurs retrouvés dans une pas mal grosse tempête; des vagues de 8 mètres avec des vents de 50 nœuds (100km/h). Après quelques heures à disputer la tempête, et à environ 3 heures de la côte, Chriss, notre skipper(capitaine) a décidé de jouer safe et de rentrer les voiles pour la nuit. De cette façon, on pouvait être secourus rapidement si besoin était (2 autres voiliers ont dû l’être, l’un ayant perdu son mât, et l’autre sa direction); et comme il n’y avait que Chriss et James pour conduire le bateau dans de telles conditions (i.e. pas évident de garder le cap, de rouler avec les vagues, à gauche puis à droite... à droite puis à gauche, pour ne pas piquer du nez dans la vague à la descente, etc.), et qu’ils auraient été obligés de se relayer à toutes les ½ heures toute la nuit, c’était finalement la meilleure option. On s’est relayés par groupes de 3, en allant sur le pont pour 1 heure, puis 2 heures en bas à essayer de dormir, et ainsi de suite toute la nuit durant.
Perso, j’ai jamais été aussi malade de ma vie! Le mal de mer dans de telles conditions, c’est du solide! Tellement qu’à un moment donné, cela m’a pris 1h20 pour mettre 3 épaisseurs de chandails, les pantalons et le jacket de pluie, mon harnais et monter sur le pont! J’étais étourdi sans bon sens, et je devais lutter comme un bon pour réussir à mettre le tout sans gerber partout! C’était déjà qqchose que d’être couché à l horizontale (c est la position où l’on ressent le moins le mal de mer) : alors, imaginez être assis… Ouf! J’ai passé la journée suivante alité et je n’ai rien gardé dans l’estomac pour 2 jours!
Mais bon! Qui a dit que ce serait facile! C’est tout de même un passage océanique! Et semble-t-il que l'Australie (et surtout le sud de la Nouvelle-Zélande) ont des conditions de voile parmi les plus difficiles au monde!
Et c’est ce que l’on éprouvait le matin de nos deux premiers jours !! Les marins d’Europe ne rencontrent de telles conditions qu’une ou deux fois dans leur vie, nous a-t-on dit! Ici, cela semble être plutôt courant!
Enfin, on était entre de bonnes mains, plutôt expérimentées; on voyait que Chriss et James maîtrisaient la situation et le tout s’est très bien déroulé.
On a tous les 3 appris un tas de trucs. Plusieurs jours en mer, dont 3 à rouler 24 heures sur 24, à dormir + ou - 2 heures et à conduire le voilier, et faire la vigie pendant 3 heures en alternance durant la nuit, et être sur le pont toute la journée, monter et descendre les voiles, faire les arrivées et départs du bateau, voir aux attaches, les bouées, décider quelles cordes tirer; où, quand et comment faire un changement de direction, la gestion de la bouffe, comment cuisiner dans la cabine, etc.
Il y a des rails dans la cabine pour se tenir au plafond; et si on ne s’accote pas comme il le faut, on se retrouve rapidement suspendu à 45 degrés du sol tellement le bateau est incliné sur le côté! Imaginez essayer de couper des légumes tout en ayant de la préparation sur la table! C’est tout un art que de disposer les trucs pour que ca ne se mette pas à voler partout!!! Le four, quant à lui (et heureusement) loge sur une espèce de pivot.
Reste qu’il faut parfois se tenir au plafond, avec les jambes en simili-split au sol, et tenter avec main de tenir le four, et de l’autre, brasser le contenu du chaudron, tout en cherchant à conserver l’équilibre!
Bon! Avec tout cela, y compris les imprévus de la météo (nous sommes partis une journée + tard que prévu, et nous avons dû attendre 2 jours, à Tribuanna, pour une fenêtre météo bonne pour la traversée), on est déjà le 12 et je devais être rendu à Outward Bound(OBA)...pour le 9!
Je n’ai dormi que 2h la nuit passée et je dois prendre le bus pour Canberra dans quelques minutes. Comme l’Internet ne marche pas super souvent à OBA, et que je suis déjà pas mal en retard, je doute pouvoir vous donner d’autres nouvelles avant bientôt.
Je vous réécrirai dès que possible! Donnez-moi de vos nouvelles!
Jean-Michel
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1 comment:
He! Vite-vite...
Je suis finalement arrive a OBA le 12 en apres-midi, au lieu du 9...J ai rapidement pu rejoindre le groupe, qui vivait un cours d OBA, "dans la peau d un participant" pour 9 jours. Evidement, je n ai pu voir que 5 de ceux-ci. Tout de meme, j ai l impression que ce sera une superbe experience; tres enrichissante sur le plan technique, pedagogique et logistique mais aussi au niveau personnel; immaginez 15 tetes fortes qui doivent s entendre, travailler ensemble, sans se piller sur les pieds etc...enfin, tout un challenge! Mais, c en sera un qui en vaut la chandelle; on a deja commence a evoluer en tant que groupe, a apprendre, a faire les fous et a relever des defis, tous ensemble.
Les journees on etes assez chargees, tout comme les prochaines le seront! Demain est notre journee off, apres 9 jours de cours, et on doit etre au meeting de 8h00 am puis ammenager dans nos appartement....bref, un mega conge, ou on a vraiment toute la journee pour flanner et relaxer!....euh....enfin...c est ce qu on croyait!
Allez! Il se fait tard et j ai de petit yeux qui ferment! Je vous reecris un peu + tard!
Prenez soin de vous!
jm
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